L’été avance et les sorties pleine lune s’enchaînent, avec chacune sa propre ambiance, au gré des équipages et de la météo. Celle du 28 juillet fut placée sous le signe de la sérénité et de la convivialité.

De petits airs juste suffisants pour avancer (1-2 beauforts, jusqu’à 5 nœuds au travers sur P’tite Brise sous gennak) , la lune cette fois-ci, et de nouveaux participants (Deborah sur P’tite Brise, Valentina sur Bol d’air, Éric sur P’tite Brise également, qui vient rarement), pour une nav’ tout en douceur et le plaisir d’admirer le lac et la lune tous ensemble. Nous étions 12, 4 par bateau. On s’est croisé, on s’est baigné, on a pris l’apéro, on a navigué bord à bord quand bon nous semblait, bref, on a pris le temps de goûter notre chance de vivre sur les rives du Léman.

Récits croisés:

  • P’tite Brise:

“Trois skippers pour moi toute seule ! La chance.

Markus, Eric et Jean-Christophe m’ont chaperonnée par brise légère. Comme je navigue de manière sporadique, je suis toujours un peu tendue au début. Et puis, il y a ce foutu stick à la barre ! Je fais un de ces cirques pour virer de bord, je ne vous dis pas. C’est tout juste si je ne m’embroche pas avec. Il me faut encore composer avec ce décalage entre les sensations du bateau et du vent, le langage nautique et les manœuvres à gérer.

Allez, lâche-toi, Debo ! Avec cette pétole, tu ne risques pas grand-chose, à part voler la vedette à la CGN. « C’est moi qui passe ! »

À la sortie du port, Jean-Christophe m’interroge :

— Qui a la priorité ici ?
— Le bateau tribord ou bâbord ? Euh… Celui qui sort du port ?

Raté ! Il paraît qu’à Ouchy, c’est le bateau qui entre dans la passe qui est prioritaire. Faudra réviser tes cours de théorie, poulette !

L’ambiance à bord est agréable. Merci, les gars ! Je tiens donc la barre — façon de parler : on glisse sur l’eau comme des canards — pendant que mes colistiers se la coulent douce.

Nous sommes censés naviguer en « armada ». Tu parles ! Certains ont pris la poudre d’escampette du côté de Morges ; les autres, on les devine au loin, côté France. C’est complètement raté. Pas grave : nous, on est bien sur le lac. Trop bien, même.

Markus meurt d’envie de sauter à l’eau. Allez, plouf ! Il est vite rejoint par Eric, tandis que la bouée de sauvetage flotte négligemment sur le Léman. On rigole. Jean-Christophe prépare l’apéro : quatre jolis verres dorés prennent la pose au soleil couchant. Zut ! La prochaine fois, je prends mon maillot de bain.

Nous naviguons avec la grand-voile et le « gennak » (gennaker), comme dit Jean-Christophe, histoire de capter le plus de vent possible. Avec les thermiques, nous réussissons tout de même à grappiller quelques nœuds.

Le parcours ? Comment dire… Des zigzags vers le rivage oscherin, puis vers le centre du lac, Évian et, enfin, Ouchy.

Bon, on va la voir ou pas, cette pleine lune ? Elle joue à cache-cache avec les nuages, tout au fond, au-dessus du Bouveret. Puis, tout à coup, elle se dévoile, souveraine, dans les hauteurs du ciel bleu-gris. Son reflet sur l’eau nous captive et éclaire notre route. C’est parti pour les photos ! Jean-Christophe jubile.

La nuit tombe. Il est temps de rentrer au port, droit devant, de belles images glanées et la tête lavée par les éléments. Ce soir, P’tite Brise portait bien son nom.”

Debo, Captain Mousse

  • Bol d’air:

“Grosse participation des membres du Club pour cette sortie pleine lune du milieu de l’été 2026.

Neuf équipiers et trois skippers sont présents et motivés, la canicule est déjà en place depuis deux mois et tout le monde à besoin de la fraîcheur du lac.

On réparti les personnes sur trois bateaux, qui navigueront en armada, Bol d’Air, Aquarius et P’tit Brise.

Pour cette sortie, je skippe Bol d’Air et embarque avec moi Ariane, Nicolas et Valentina.

Sortie du port, on effectue quelques virements de bord, afin de synchroniser l’équipage et d’attendre le reste de la flottille qui nous suit.

Ariane, très motivée, décident de hisser le spy, ce qui nous emmène du côté de Morges. Du coup la navigation se fait de notre côté et le reste de l’armada laissée de côté.

Nicolas et Valentina ont préparé une collation digne d’un restaurant gastronomique Italien, petites tomates mûries au sud, salami fait maison et la spécialité de Nicolas, le Spritz.

C’est donc naturellement que nous apprécions ce petit apéro à la tombée de la nuit sur Bol d’Air, en continuant notre belle navigation.” 

Raphaël, skipper Club Folle Brise